écrit le samedi 11 octobre 2008
à 18:40,
par
drik
,
moto
La dépêche - Publié le 11/10/2008 à 08:41 - Recueillis par J.C.
Un brassard blanc sur le cuir « près du cœur » et une première manifestation cet après-midi sur le pont Saint-Michel, à Toulouse. Le monde des motards, toujours solidaire, a très vite réagi au drame de Toulouse. Trois jours après l'annonce de la mort de Frédéric Daigneau, jeune motard frappé à coup de couteau le dimanche 28 septembre simplement parce qu'il voulait conserver son engin, les messages de soutien se multiplient. Entre les mots de réconfort destinés à la famille et aux proches de la victime apparaissent aussi des messages où se succèdent colère, amertume, interrogation…
« Un mélange de dégoût et de haine », dit un motard. « C'est effrayant mais dans quel monde vit-on ? » questionne un autre. « Les motards sont en deuil », affirme un troisième. Une émotion partagée bien au-delà de Toulouse avec des soutiens signés par des motards de Paris, Bordeaux, Tours, Rennes…
« Le bike-jacking n'est pas un phénomène nouveau, malheureusement. Moi cela fait déjà longtemps que la nuit, je ne m'arrête pas au feu pour éviter ce type d'agression », témoigne un motard Toulousain. Seulement trois des quatre dernières agressions à Toulouse ont eu lieu en plein jour… Et même les conducteurs les plus aguerris peuvent se faire surprendre (lire ci-dessous). Et face à des gens aussi déterminés que dangereux, les moyens de défense sont faibles. Lors de l'agression du pont Saint-Michel, les coups de couteau ont été quasi immédiats… Une violence gratuite, aveugle de la part d'individus dont on peut se demander s'ils réfléchissent à leurs actes. Ont-ils d'ailleurs conscience des conséquences ? « Ils vivent au quotidien dans un monde de violence. Ils ont perdu tout repère », constate, amer, un policier. Ce n'est pas nouveau et le constat ressurgit à chaque agression similaire. Quel que soit, d'ailleurs, la politique de répression mise en place.
Quant à l'enquête, elle se poursuit. Elle sera longue tant les éléments pour retrouver la trace des agresseurs sont minces.